
L'ancien ministre des affaires étrangères , patron des services de renseignements libyens et compagnon de première heure de Gaddafi qui s'est réfugié à Londres via la Tunisie pour marquer sa rupture avec le régime de Gaddafi ,continue de faire des révélations.La dernière concerne les relations entre le TCHAD, le SOUDAN et la LIBYE. M KOUSSA a déclaré que l’attaque de la ville d’OMDOURMAN par le MJE et l’armée de Deby a été l’œuvre de la Libye qui a tout organisé. Ces déclarations ont été faites aux autorités égyptiennes et soudanaises. Le régime soudanais a réagi par l’intervention d’un général proche du président AL BECHIR qui a dénoncé la gravité de tels actes visant la déstabilisation du Soudan. Il a dénoncé la duplicité de Gaddafi dont le rôle ambiguë dans le conflit du Darfour ne leur a, toutefois, pas échappé.
La chaîne ALJAZEERA a interrogé Moussa KOUSSA sur ces révélations, ce dernier les a confirmées. A n’en pas douter ces informations provoqueront un virage à 90° quant à la position adoptée par les autorités soudanaises au sujet de la crise libyenne. Khartoum a, de manière complaisante, permis le recrutement massif de mercenaires sur son territoire par des démarcheurs à la solde de Gaddafi.
Constatons que le régime Deby a parfaitement joué son rôle de mercenaire dans cette affaire où les motivations de la Libye ne sont pas claires. Gaddafi souhaitait le renversement du régime soudanais pour son propre compte ou bien pour le compte d’autrui, comme les américains par exemple ? Rappelons que le chef du MJE a trouvé refuge en Libye après son expulsion par le Tchad. Peut-on considérer que l’expulsion du chef du MJE était une mise en scène permettant de donner des gages au Soudan afin que ce dernier, rassuré, mette fin à la rébellion tchadienne ? C’est possible dans la mesure où Gaddafi a récupéré le leader du MJE et ses hommes et gardé intacts ses moyens de pression sur les autorités soudanaises.
Il est clair que le Soudan se positionnera, désormais, aux côtes des insurgés libyens et apportera sa contribution pour solder ses comptes avec un Gaddafi vers la fin de son règne.
Quid des relations avec le TCHAD? Pas de conséquences fâcheuses dans l’immédiat, mais de nouveau la méfiance par rapport à un Idriss Deby qui, selon certaines informations, a proposé aux Soudanais de leur apporter, en cas de besoin, un soutien militaire par l’envoi de troupes pour combattre le Sud Soudan, confirmant chaque jour un peu plus son âme de mercenaire et le peu de prix qu’il accorde à la vie des jeunes tchadiens expédiés aux quatre coins de la planète pour faire la guerre des autres.












